Weboscope mesure d'audience, statistiques, ROI
Classement des meilleurs sites et positionnement 80 caractères Max. GARAGE FRANCOIS GILLES AD

Meilleur du Web : Annuaire des meilleurs sites Web.

LE COIN DES POETES

Le poème du mois de FEVRIER 2010

Si vous avez l'âme d'un poète et que vous désirez voir publier vos oeuvres dans cette rubrique, faites-nous parvenir votre document par mail (garagefrancois@orange.fr). Nous serons heureux de faire connaître vos créations (poésies, nouvelles, bandes dessinées, courts romans...). Vous pouvez signer ou rester anonyme.

Voici, dans un premier temps, un poème dédié au peuple haïtien :  le

tremblement de terre dévastateur qui a frappé le 12 janvier Haïti a soulevé un immense élan de solidarité au niveau mondial et dans un poème dédié aux Haïtiens, le Représentant permanent du Cap-Vert auprès des Nations Unies, Antonio Petro Monteiro Lima, les appelle à renouer avec l'espoir.

De plus, c'est bientôt le temps des carnavals et du mardi-gras. Ce mois-ci, je vous propose une chanson créée par les élèves de 6ème année de l'école Leblanc de Québec. Bonne lecture !

-----------------------------------------------------------------

Haïti chérie, un poème dédié au peuple haïtien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haïti chérie,

 

 

 

 

 

Soudain

 

 

La terre a tremblé ce jour de janvier 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soudain

 

 

L'effondrement des jours

 

 

Le vacarme assourdissant du néant

 

 

La quête vaine d'une parcelle de vie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et le silence dans la pestilence du petit matin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et plus rien n'est plus pareil

 

 

Et plus rien ne ressemble à rien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les yeux hagards des survivants se hasardent

 

 

Parmi les ombres empreintes de poussières

 

 

Dans l'asservissement d'une brisure de vie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Là une main surgie au milieu des débris

 

 

Ici un visage à la bouche béante à jamais silencieuse

 

 

Un peuple entier enseveli

 

 

Un pays à l'agonie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haïti, Haïti chérie,

 

 

Pitié

 

 

Pour ce pays de lumière et d'ombre

 

 

Pitié

 

 

Pour ce peuple au parcours singulier

 

 

Pris dans l'étau sanglant

 

 

D'une histoire dépossédée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De Généraux embrigadés héritiers de Flibustiers

 

 

En tristes sires bardés de tontons macoutes

 

 

Empaillés dans le costume emprunté d'une sanglante méprise

 

 

D'une évidente dérive

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noire est la nuit encastrée du destin

 

 

Partir est un rêve frustrant

 

 

Et rester nourrit le cauchemar

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'espoir bafoué

 

 

L'espoir contrarié

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais l'espoir vivifié, toujours recommencé

 

 

Le désir d'avenir toujours en avant des cœurs

 

 

Toujours là où l'esprit le dispute au poison de la discorde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nuit est longue mais la lumière vient

 

 

Me susurre à l'oreille mon frère en Mina

 

 

A luta continua e a victoria é certa

 

 

Me glisse a voix basse mon frère du Kizombo

 

 

Et l'esprit de Cabral habite tous nos frères en diaspora

 

 

En ce janvier de larmes et de sang

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Afrique souffre la ou crie un de ses fils

 

 

Et cette douleur qui nous habite

 

 

Et ce mal ancestral commun qui nous ronge

 

 

D'une aspiration toujours frustrée

 

 

Toujours castrée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis soudain

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet enfant tire de sous les décombres

 

 

Et qui, émerveillé d'une renaissance inespérée

 

 

Lève les bras vers le ciel pour saluer la terre

 

 

Et dessiner à l'écran le V de la victoire

 

 

Et de l'avenir de ce peuple de foi

 

 

Gouverneur de la rosée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce sont bien là les enfants de Toussaint Louverture

 

 

Qui fit mettre genou à terre

 

 

Les grognards de l'Empereur

 

 

Ce sont bien là les descendants de Dessalines

 

 

Qui proclama contre la nuit esclave

 

 

La première République Noire « doubout »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ah ces voix claires de femmes assouvies

 

 

Ces cris d'hommes rassasiés

 

 

Ce chant guttural monté des ténèbres d'un passé

 

 

Emmuré dans la mémoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La résilience d'un peuple insoumis

 

 

Habité de l'épopée de ses ancêtres d'Afrique

 

 

Mandingues, Ouoloffs, Mandes, Umbundus,

 

 

Qui ont franchi les mers enchaînés

 

 

Qui ont croisé le fer avec le feu d'un Dieu diaphane

 

 

Et ont découvert la vérité du monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui ont surmonté

 

 

L'humiliation forcée

 

 

La vindicte raciale dépassée

 

 

Dans une négritude apaisée

 

 

Sur les décombres du Code Noir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non pas pitié « pou moun la »

 

 

Pas pitié mais fierté

 

 

Pour ce peuple d'Haïti

 

 

Haïti chérie

 

 

 

 

 

 

 

 

Antonio Pedro Monteiro Lima. New York, 21 Janvier 2010

 

---------------------------------------------------

C'est dans l'temps du Carnaval

C'est dans l'temps du Carnaval
On s'amuse, on rigole
C'est bien l'temps d'en profiter
Ç a arrive rien qu'une fois par année

Couplet 1
Maintenant vous vous régalerez
Au casse-croûte de Leblanc
Buvez un chocolat chaud
Mangez des beignes sucrés

Couplet 2
Venez charmantes filles
Défiler devant nous
Qui sera notre reine
Du Carnaval de Leblanc

Couplet 3
Venez tous vous amusez
À nos activités
Du patinage au traîneau
Ce sera bien rigolo

Couplet 4
Y aura des activités
Pour qu'on s'amuse tous
Un casse-croûte pour s'régaler
Des mascottes pour animer

----------------------------------------------------------------

 

 Le père noël

Il vient la nuit ! Il vient la nuit !
Il doucement, vient silencieusement ;
Tandis que les petites têtes brunes sur les oreillers si blancs
Rêvent des bugles et des tambours.
Il coupe à travers la neige comme un bateau par la mousse,
Tandis que les flocons blancs autour de lui mouvement giratoire ;
Qui me lui indique savoir pas, mais il findeth la maison
De chaque bons petits garçon et fille.

Son traîneau il est long, et profond, et au loin ;
Il portera une foule de choses,
Tandis que les douzaines de tambours accrochent au-dessus du côté,
Avec les bâtons collant sous les cordes.
Mais pas le bruit d'un tambour n'est entendu,
Pas un souffle de bugle n'est soufflé,
Comme il monte jusqu'au cheminée-dessus comme un oiseau,
Et les baisses au foyer aiment une pierre.

Les petits bas rouges qu'il remplit silencieusement,
Jusqu'à ce que les bas ne tiennent pas plus ;
Les petits traîneaux lumineux pour les grandes collines de neige
Sont rapidement établis sur le plancher.
Alors le mont du père noël au toit aiment un oiseau,
Et glissements à son siège dans le traîneau ;
Pas un bruit d'une bugle ou d'un tambour n'est entendu
Comme il galope silencieusement loin.

Il monte à l'est, et il monte à l'ouest,
De ses sucreries il touche non un ;
Il eateth que les miettes de Noël se régalent
Quand les chers petits gens sont faits.
Vieux doeth du père noël tout le tht il peut ;
Cette belle mission est à lui ;
Puis, les enfants soient bons au petit vieil homme,
Quand vous trouvez qui le petit homme est.

Inconnu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-------------------------------------------------------------------------------------------

Dire que chaque jour et chaque nuit quelque part, des enfants aimeraient briser le silence et simplement dire "aidez-moi", "on m'a fait mal."
Certains parlent et beaucoup encore hélas se taisent non pas par manque de courage mais parce que leur bourreau par la contrainte leur impose le lourd fardeau du silence. Je voulais composer quelques mots pour les rassurer et leur dire que lorsque le temps viendra : ils parleront et leur calvaire cessera. Qu'ils y croient. Ces modestes vers leurs sont dédiés. Pour ce moment où les anges rompront le silence et qu'enfin tremblent leurs lâches bourreaux.

Voici donc un texte de Ice-Raphaël, auteur trouvé sur la toile dont l'écriture et la profondeur de ton ne peuvent être qu'émouvant...

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Allégorie

C'est une femme belle et de riche encolure,
Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
Les griffes de l'amour, les poisons du tripot,
Tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau.
Elle rit à la Mort et nargue la Débauche,
Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
De ce corps ferme et droit la rude majesté.
Elle marche en déesse et repose en sultane;
Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
Elle appelle des yeux la race des humains.
Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
Que la beauté du corps est un sublime don
Qui de toute infamie arrache le pardon.
Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire,
Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire
Elle regardera la face de la Mort,
Ainsi qu'un nouveau-né, - sans haine et sans remords.

Charles Baudelaire (1821- 1867)

----------------------------------------------------------------------------------------------

Mai

    Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
    Des dames regardaient du haut de la montagne
    Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne
    Qui donc a fait pleurer les saules riverains

    Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
    Les pétales tombés des cerisiers de mai
    Sont les ongles de celle que j'ai tant aimée
    Les pétales flétris sont comme ses paupières

    Sur le chemin du bord du fleuve lentement
    Un ours un singe un chien menés par des tziganes
    Suivaient une roulotte traînée par un âne
    Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes
    Sur un fifre lointain un air de régiment

    Le mai le joli mai a paré les ruines
    De lierre de vigne vierge et de rosiers
    Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
    Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Prémices...

 Pendent à nouveau sur le fil

Les strings de ma voisine

Mon voisin n'en peut plus, est sur le grill

Car s'exhiber, il l'imagine...

 

Ce sont les prémices du printemps

Au retour du mois d'avril

Les amoureux se bécotent sur les bancs

A la campagne et même en ville

 

Les chattes ne se maîtrisent plus

Même stériles elles sont en chaleur

Elles se promènent cul-nu

Devant les matous au comble du bonheur

 

Les fleurs en plus d'éclore

Nous chantent un refrain

En nous tendant la main

Une bien jolie métaphore

 

Il en prend un coup le dicton

En avril fait ce qu'il te plait

Et même le restant de l'année

Le poète a toujours raison.

 

Bubune

-----------------------------------------------

 

Conter fleurette

 

  

Les fleurs, plus que nous conter

Sans cesse nous offrent des sourires

D'automne, de printemps ou fanées

Elles nous clignent l'œil, sans rien dire.

 

Domestiquées, parfois en rangées

Sur les arbres haut perchées

Enfouies, tapies, un brin sauvages

Dans nos cœurs font des ravages.

 

Celle tremblante dans notre main

Qui semble dire à l'autre je t'aime

L'artificielle à l'infini chemin

Envie ses consœurs bohèmes

 

Roulottière, notre fleur dort angée

Au paradis embaumée de l'éternel

Inspirée de tous ses mots, kyrielle

Déguisée, je rêve, endimanchée.

 

Rassemblement, au pas, c'est l'bouquet!

Moi je marche pas souffle anémone

Éclairs, tempêtes, voilà qu'il tonne

Laissons nous cueillir, sans regret

 

Bien au chaud le pied dans l'eau

Jamais nous ne sommes tristes

Point de fin n'existe...

Nous sommes l'éternel cadeau.

  

-----------------------------------------------

    Givré!

   

Oh tomates ayant peine à rougir

Dans notre Ardenne embrumée

Mais belle à faire pâlir

 Ceux feignant l'ignorer

 

Automates guidés par leurs habitudes

Destructives, menant à l'ignorance

Englués dans leur certitude

Et malades de leur dépendance

 

Oh tonneau de ce vin châtoyant

Dont nous nous abreuvâmes goulûment

Avant de patauger gaiement

Dans nos prés verdoyants

 

Automnaux ces brouillards givrants

Repoussants les touristes givrés

Vers leurs tourments urbanisés

Nous resterons indépendants!

 

 

Bubune

 

 

 

 

 

 

 

 

 

------------------------------------------------------------------------------------

 Socquette

 

Tu es arrivée un après-midi d'automne

Socquettes blanches, allure gracieuse

Et depuis ce temps tu me ronronnes

Des refrains aux notes mélodieuses

 

 

 

 

 

 

Je m'endors, rêvant parfois de toi

De tes journées de paresse

Ah qu'elle est belle la vie de chat

Où jamais le temps ne presse

 

 Ronronner, dormir, me faire câliner

 

 

Si tu crois que je me la coule douce

Les souris, les oiseaux parfois chasser

Je ne fais pas que me tourner les pouces

 

S'exclame la belle de tout son corps allongée

 

Demandant de nouveau une caresse

Irrésistible, ses yeux mi-fermés

Je m'exécute devant une telle déesse...

 

Bubune le 31/12/2008

 

 

 

 

 

<
Commentaires (3)

3. Milou Le 04/08/2009 à 12:15

Très joli poème présenté sur ce site.
En effet, "Prémices" est tout à fait familier...
Bonne continuation aux poètes.

2. bubune Le 09/04/2009 à 11:30

Envoyer un e-mail à bubune
Que pensez-vous de " Prémices " ?
des scènes de ce poèmes vous sont-elles familières ?
Bubune

1. bubune Le 20/01/2009 à 12:16

Envoyer un e-mail à bubune
Il est vrai qu'après le commentaire, il faut remplir un champ de sécurité, et la question mathématique qui y est posée est tout de même d'un haut niveau, quand Magalie aura réglé le problème, les commentaires fleuriront !
Bubune
Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :



Annuaire-automobile.com: site auto 

<a href="http://www.geolocalise-moi.fr/" title="geolocalise-moi.fr"><img alt="geolocalise-moi.fr" src="http://www.geolocalise-moi.fr/images/bouton.gif" /></a>