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Le poème du mois de FEVRIER 2010
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Voici, dans un premier temps, un poème dédié au peuple haïtien : le
tremblement de terre dévastateur qui a frappé le 12 janvier Haïti a soulevé un immense élan de solidarité au niveau mondial et dans un poème dédié aux Haïtiens, le Représentant permanent du Cap-Vert auprès des Nations Unies, Antonio Petro Monteiro Lima, les appelle à renouer avec l'espoir.
De plus, c'est bientôt le temps des carnavals et du mardi-gras. Ce mois-ci, je vous propose une chanson créée par les élèves de 6ème année de l'école Leblanc de Québec. Bonne lecture !
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Haïti chérie, un poème dédié au peuple haïtien
Soudain La terre a tremblé ce jour de janvier 2010 Soudain L'effondrement des jours Le vacarme assourdissant du néant La quête vaine d'une parcelle de vie Et le silence dans la pestilence du petit matin Et plus rien n'est plus pareil Et plus rien ne ressemble à rien Les yeux hagards des survivants se hasardent Parmi les ombres empreintes de poussières Dans l'asservissement d'une brisure de vie Là une main surgie au milieu des débris Ici un visage à la bouche béante à jamais silencieuse Un peuple entier enseveli Un pays à l'agonie Haïti, Haïti chérie, Pitié Pour ce pays de lumière et d'ombre Pitié Pour ce peuple au parcours singulier Pris dans l'étau sanglant D'une histoire dépossédée De Généraux embrigadés héritiers de Flibustiers En tristes sires bardés de tontons macoutes Empaillés dans le costume emprunté d'une sanglante méprise D'une évidente dérive Noire est la nuit encastrée du destin Partir est un rêve frustrant Et rester nourrit le cauchemar L'espoir bafoué L'espoir contrarié Mais l'espoir vivifié, toujours recommencé Le désir d'avenir toujours en avant des cœurs Toujours là où l'esprit le dispute au poison de la discorde La nuit est longue mais la lumière vient Me susurre à l'oreille mon frère en Mina A luta continua e a victoria é certa Me glisse a voix basse mon frère du Kizombo Et l'esprit de Cabral habite tous nos frères en diaspora En ce janvier de larmes et de sang L'Afrique souffre la ou crie un de ses fils Et cette douleur qui nous habite Et ce mal ancestral commun qui nous ronge D'une aspiration toujours frustrée Toujours castrée Et puis soudain Cet enfant tire de sous les décombres Et qui, émerveillé d'une renaissance inespérée Lève les bras vers le ciel pour saluer la terre Et dessiner à l'écran le V de la victoire Et de l'avenir de ce peuple de foi Gouverneur de la rosée Ce sont bien là les enfants de Toussaint Louverture Qui fit mettre genou à terre Les grognards de l'Empereur Ce sont bien là les descendants de Dessalines Qui proclama contre la nuit esclave La première République Noire « doubout » Ah ces voix claires de femmes assouvies Ces cris d'hommes rassasiés Ce chant guttural monté des ténèbres d'un passé Emmuré dans la mémoire La résilience d'un peuple insoumis Habité de l'épopée de ses ancêtres d'Afrique Mandingues, Ouoloffs, Mandes, Umbundus, Qui ont franchi les mers enchaînés Qui ont croisé le fer avec le feu d'un Dieu diaphane Et ont découvert la vérité du monde Qui ont surmonté L'humiliation forcée La vindicte raciale dépassée Dans une négritude apaisée Sur les décombres du Code Noir Non pas pitié « pou moun la » Pas pitié mais fierté Pour ce peuple d'Haïti Haïti chérie Antonio Pedro Monteiro Lima. New York, 21 Janvier 2010
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C'est dans l'temps du Carnaval
C'est dans l'temps du Carnaval Couplet 1 Couplet 2 Couplet 3 Couplet 4
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Il vient la nuit ! Il vient la nuit ! Son traîneau il est long, et profond, et au loin ; Les petits bas rouges qu'il remplit silencieusement, Il monte à l'est, et il monte à l'ouest, Inconnu
On s'amuse, on rigole
C'est bien l'temps d'en profiter
Ç a arrive rien qu'une fois par année
Maintenant vous vous régalerez
Au casse-croûte de Leblanc
Buvez un chocolat chaud
Mangez des beignes sucrés
Venez charmantes filles
Défiler devant nous
Qui sera notre reine
Du Carnaval de Leblanc
Venez tous vous amusez
À nos activités
Du patinage au traîneau
Ce sera bien rigolo
Y aura des activités
Pour qu'on s'amuse tous
Un casse-croûte pour s'régaler
Des mascottes pour animer
Il doucement, vient silencieusement ;
Tandis que les petites têtes brunes sur les oreillers si blancs
Rêvent des bugles et des tambours.
Il coupe à travers la neige comme un bateau par la mousse,
Tandis que les flocons blancs autour de lui mouvement giratoire ;
Qui me lui indique savoir pas, mais il findeth la maison
De chaque bons petits garçon et fille.
Il portera une foule de choses,
Tandis que les douzaines de tambours accrochent au-dessus du côté,
Avec les bâtons collant sous les cordes.
Mais pas le bruit d'un tambour n'est entendu,
Pas un souffle de bugle n'est soufflé,
Comme il monte jusqu'au cheminée-dessus comme un oiseau,
Et les baisses au foyer aiment une pierre.
Jusqu'à ce que les bas ne tiennent pas plus ;
Les petits traîneaux lumineux pour les grandes collines de neige
Sont rapidement établis sur le plancher.
Alors le mont du père noël au toit aiment un oiseau,
Et glissements à son siège dans le traîneau ;
Pas un bruit d'une bugle ou d'un tambour n'est entendu
Comme il galope silencieusement loin.
De ses sucreries il touche non un ;
Il eateth que les miettes de Noël se régalent
Quand les chers petits gens sont faits.
Vieux doeth du père noël tout le tht il peut ;
Cette belle mission est à lui ;
Puis, les enfants soient bons au petit vieil homme,
Quand vous trouvez qui le petit homme est.
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Dire que chaque jour et chaque nuit quelque part, des enfants aimeraient briser le silence et simplement dire "aidez-moi", "on m'a fait mal."
Certains parlent et beaucoup encore hélas se taisent non pas par manque de courage mais parce que leur bourreau par la contrainte leur impose le lourd fardeau du silence. Je voulais composer quelques mots pour les rassurer et leur dire que lorsque le temps viendra : ils parleront et leur calvaire cessera. Qu'ils y croient. Ces modestes vers leurs sont dédiés. Pour ce moment où les anges rompront le silence et qu'enfin tremblent leurs lâches bourreaux.
Voici donc un texte de Ice-Raphaël, auteur trouvé sur la toile dont l'écriture et la profondeur de ton ne peuvent être qu'émouvant...

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Allégorie
C'est une femme belle et de riche encolure,
Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
Les griffes de l'amour, les poisons du tripot,
Tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau.
Elle rit à la Mort et nargue la Débauche,
Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
De ce corps ferme et droit la rude majesté.
Elle marche en déesse et repose en sultane;
Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
Elle appelle des yeux la race des humains.
Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
Que la beauté du corps est un sublime don
Qui de toute infamie arrache le pardon.
Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire,
Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire
Elle regardera la face de la Mort,
Ainsi qu'un nouveau-né, - sans haine et sans remords.
Charles Baudelaire (1821- 1867)
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Mai
Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
Des dames regardaient du haut de la montagne
Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne
Qui donc a fait pleurer les saules riverains
Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
Les pétales tombés des cerisiers de mai
Sont les ongles de celle que j'ai tant aimée
Les pétales flétris sont comme ses paupières
Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment
Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes
Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
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Prémices...
Pendent à nouveau sur le fil
Les strings de ma voisine
Mon voisin n'en peut plus, est sur le grill
Car s'exhiber, il l'imagine...
Ce sont les prémices du printemps
Au retour du mois d'avril
Les amoureux se bécotent sur les bancs
A la campagne et même en ville
Les chattes ne se maîtrisent plus
Même stériles elles sont en chaleur
Elles se promènent cul-nu
Devant les matous au comble du bonheur
Les fleurs en plus d'éclore
Nous chantent un refrain
En nous tendant la main
Une bien jolie métaphore
Il en prend un coup le dicton
En avril fait ce qu'il te plait
Et même le restant de l'année
Le poète a toujours raison.
Bubune
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Conter fleurette
Les fleurs, plus que nous conter
Sans cesse nous offrent des sourires
D'automne, de printemps ou fanées
Elles nous clignent l'œil, sans rien dire.
Domestiquées, parfois en rangées
Sur les arbres haut perchées
Enfouies, tapies, un brin sauvages
Dans nos cœurs font des ravages.
Celle tremblante dans notre main
Qui semble dire à l'autre je t'aime
L'artificielle à l'infini chemin
Envie ses consœurs bohèmes
Roulottière, notre fleur dort angée
Au paradis embaumée de l'éternel
Inspirée de tous ses mots, kyrielle
Déguisée, je rêve, endimanchée.
Rassemblement, au pas, c'est l'bouquet!
Moi je marche pas souffle anémone
Éclairs, tempêtes, voilà qu'il tonne
Laissons nous cueillir, sans regret
Bien au chaud le pied dans l'eau
Jamais nous ne sommes tristes
Point de fin n'existe...
Nous sommes l'éternel cadeau.
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Givré!
Dans notre Ardenne embrumée Mais belle à faire pâlir Ceux feignant l'ignorer Automates guidés par leurs habitudes Destructives, menant à l'ignorance Englués dans leur certitude Et malades de leur dépendance Oh tonneau de ce vin châtoyant Dont nous nous abreuvâmes goulûment Avant de patauger gaiement Dans nos prés verdoyants Automnaux ces brouillards givrants Repoussants les touristes givrés Vers leurs tourments urbanisés Nous resterons indépendants! Bubune
Oh tomates ayant peine à rougir
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Socquette
Tu es arrivée un après-midi d'automne Socquettes blanches, allure gracieuse Et depuis ce temps tu me ronronnes Des refrains aux notes mélodieuses
Je m'endors, rêvant parfois de toi De tes journées de paresse Ah qu'elle est belle la vie de chat Où jamais le temps ne presse
Ronronner, dormir, me faire câliner Si tu crois que je me la coule douce Les souris, les oiseaux parfois chasser Je ne fais pas que me tourner les pouces
S'exclame la belle de tout son corps allongée Demandant de nouveau une caresse Irrésistible, ses yeux mi-fermés Je m'exécute devant une telle déesse... Bubune le 31/12/2008

3. Milou Le 04/08/2009 à 12:15